Histoire d'une âme (Sainte Thérèse de Lisieux)

« Ce que je relis dans ce cahier, c'est si bien mon âme !... Ma Mère, ces pages feront beaucoup de bien. On connaîtra mieux ensuite la douceur du bon Dieu... » Voilà comment Thérèse de Lisieux, deux mois avant de mourir au Carmel, à vingt-quatre ans, parlait de l'Histoire d'une âme. Ces pages, les voici dans la transparence du texte authentique, sans nulle retouche. Elles constituent la meilleure biographie de sainte Thérèse avec, en prologue et en épilogue, l'évocation de sa véritable enfance, le récit de sa mort et ses dernières paroles. Comme Thérèse le pressentait, c'est à l'expérience vécue de la tendresse de Dieu qu'est convié chaque lecteur de l'Histoire d'une âme.

 

2 commentaires

#1 jeudi 07 novembre 2013 @ 12:38 Celestron a dit :

La Nouvelle Edition du centenaire en huit volumes (Ed. du Cerf, 1992) a livré une masse de documents qui ont permis un affinement de la connaissance de la vie quotidienne de sainte Thérèse de Lisieux. Près de vingt ans après, on pouvait tenter d'écrire une biographie de la carmélite pour un vaste public, en cernant au plus près son contexte familial, carmélitain et ecclésial qui permet de mieux comprendre les textes de la plus jeune docteur de l'Eglise. Au terme de sa " course de géant " (Ms A, 44 v°), on peut constater que la sainteté de Thérèse a ignoré les illusions d'une spiritualité désincarnée mais s'est enracinée dans " le vrai de la vie " (Ms A, 31v°).
Auteur Guy Gaucher

#2 jeudi 31 octobre 2013 @ 23:01 Mercure a dit :

Après son départ d'Alençon, la famille Martin s'installe aux Buissonnets en novembre 1877, maison trouvée, en location, par l'oncle Isidore Guérin, pharmacien à Lisieux. Thérèse y habitera dès l'âge de 4 ans et demi jusqu'à son entrée au Carmel à 15 ans. Si pour M. Martin le changement de résidence et de ville équivalait à un déracinement, il n'en était pas de même pour Thérèse qui ne ressentait « aucun chagrin en quittant Alençon, les enfants aiment le changement et ce fut avec plaisir que je vins à Lisieux ».

La maison se trouvait alors à la périphérie de Lisieux, sur la paroisse Saint-Jacques, dans un quartier calme appelé « Village du Nouveau Monde » ! Elle avait cent ans, mais était en parfait état. Entourée de murs avec un petit parterre par devant et un jardin par derrière, avec des arbres. Il y avait une basse-cour et un potager qui donneront à M. Martin de l'occupation, en plus de l'entretien de la maison et la gestion des biens.

La propriété est avenante et spacieuse. Le rez-de-chaussée de la maison comporte une salle à manger lambrissée de chêne, une cuisine à cheminée de briques rouges, un bureau exigu et une cave. Au premier étage, deux cabinets de toilette et quatre chambres, celles de derrière ouvrant de plain-pied sur le jardin. Un seconde étage avec un Belvédère, lieu d'isolement et de lecture du père, et trois petites mansardes. A côté de la maison, un kiosque où on pompait l'eau du puits. La porte du jardin donnait sur une petite ruelle montante que M. Martin appellera «le chemin du Paradis».

Cette élégante maison en briques rouges avec parures en bois découpé, est devenue « le doux nid » de l'enfance de Thérèse qui, timide et sensible à l'excès après la mort de sa mère, ne retrouvait sa gaieté naturelle « que dans l'intimité de la famille ». En effet, la famille privée de son élément dynamique, la maman, va se resserrer autour du père et vivre repliée sur elle-même (peu de visites, sauf la famille Guérin et ses proches).

A partir de 1888 la santé de monsieur Martin se dégrada sérieusement et la location des Buissonnets prit fin avec son internement au Bon Sauveur de Caen, en 1889. Les meubles furent dispersés et certains donnés au Carmel.

Dès 1910, des pèlerins commencèrent à affluer aux Buissonnets.. La maison était en assez mauvais état, un enduit blanchâtre cachant ses briques rouges. Dès 1911 l'accueil des pèlerins s'organise, grâce aux personnes dévouées à la cause de Thérèse. Le Pèlerinage l'acquit en 1922 et, en 1932, la confia aux Oblates.

Dans le jardin, le monument de Thérèse et son père commémore sa demande d'entrer au Carmel qu'elle lui fit le 29 mai 1887. Il était assis sur la margelle du puits que recouvre cette statue. Il a été réalisé en 1931 par M. Alliot, d'après un projet du père Marie-Bernard, trappiste de Soligny, qui réalisa de nombreuses scupltures thérèsiennes.

Aujourd'hui, la Maison des Buissonnets est ouverte à la visite. Un commentaire enregistré permet aux visiteurs de découvrir les lieux fréquentés par Thérèse Martin dans son enfance, de parcourir les pièces où elle a vécu et d'y voir des objets qui lui ont appartenus.

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