Psychologie

Etre soi c'est oser s'affirmer (Genevieve Martin Boissy)

"Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres". Denis Diderot

 S’affirmer, c’est se respecter et être en accord avec soi, avec ce que nous sommes et l’assumer, quelles que soient les circonstances et le regard qui nous est porté.

De toute façon, quoi que nous fassions, nous ne pouvons empêcher d’être soumis aux jugements et à la critique, alors autant se laisser aller à être soi en acceptant le risque de déplaire.

S’affirmer, implique d’avoir le courage de « dépasser » des limitations, en « Se » libérant de blocages, de peurs, d’attachements et de « mauvaises » images que l’on a intégrées de soi depuis l’enfance, à travers lesquelles nous sommes identifiés et auxquelles, inconsciemment, nous nous sommes nous-mêmes identifiés. Nous avons donc à effectuer des changements en nous-mêmes, afin de ne plus générer de division en nous.

 S’affirmer est la reconnaissance de soi et donc le respect de soi, cela nous « relie » et nous unifie à nous-mêmes.

 Ce n’est qu’unifié à soi que nous mettons un terme à toute « tentative » de division, cause de mal être !  S’autoriser à Être « soi », c’est aller vers une liberté d’être et tant que nous faisons exister une dualité en nous-mêmes, entre ce qui est et ce qui devrait être, entre avoir et être, bien et mal, quand nous désirons et résistons, nous sommes dans une dualité, « divisés » et « tiraillés », et mal…heureux !

 « Tant que l’homme se débat dans le corridor des opposés, il perd forcément de l’énergie, et par conséquent ne peut pas changer. Donc, d’un seul souffle, il vous faut balayer toutes les idéologies, tous les opposés… ». Jiddu Krishnamurti

Être soi ou plus exactement, n’être que soi !

C’est « désencombrer » notre esprit, faire le clair de ce qui nous « pollue », c’est à dire « Se » clarifier, prendre conscience.

Ce qui doit nous guider pour n’être que soi , c’est le respect de soi, de manière à toujours être en accord, en congruence avec ce que nous sommes.

Nous avons entre autres, à nous « placer » dans une position d’égal à égal avec autrui. Ni au-dessus et ni en dessous, signe de dévalorisation (en trop ou en manque), le savoir et les compétences sont à différencier, et cela ne doit pas interférer dans cette notion d’égalité.

Se donner une place égale à celle d’autrui, contribue à la considération et l’estime se soi, et cela rejaillit dans la confiance que nous nous portons.

 C’est aussi une question d’équilibre et de lâcher-prise, pour que cohabitent sans dualité, les opposés, avoir et être, devoir et vouloir …

Nous aspirons tous au bien-être, à une sensation de paix intérieure et à une liberté d’Être. Nous ne dépendons pas de l’Avoir pour ÊTRE, puisque déjà nous le sommes, nous devons néanmoins "AVOIR" de quoi satisfaire nos besoins primaires.

Mais il peut se créer une division en soi, si nous sommes « tiraillés » entre le désir d’Être (soi) et le besoin d’Avoir (l’amour, la considération, la reconnaissance…), ayant pour effet de créer une division, une dualité en soi. Pour nous épanouir, nous avons besoin de nous sentir aimé et reconnu par nos proches. Cette reconnaissance révèle notre existence : « JE SUIS VU(E) et RECONNU(E), donc J’EXISTE » ! Mais parfois, il est impossible d’obtenir cette reconnaissance de nos proches, il nous appartient alors de l’accepter et de nous reconnaître nous-mêmes, en cessant d’espérer que vienne un changement de leur part.

 « Lorsque les mots ne franchissent pas les lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme ». Christian Bobin

 Certaines « grosses blessures » comme, le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison et l'injustice…, nous « empêchent » d’être nous-mêmes. Elles sont à la source de nos « problématiques » d'ordre physique, émotionnel et/ou mental et elles révèlent des manques qu’il nous appartient d’identifier, pour pouvoir résoudre chacune de nos difficultés personnelles.

 Par exemple derrière le besoin de reconnaissance se cachent des manques de l’enfance qui cherchent à être comblés. Par peur de déplaire, ce besoin « enlève » parfois toute spontanéité, car à travers lui, l’importance au regard de l’autre est donnée, ce qui soumet à l’approbation et la désapprobation.

Cette dépendance fait que la préoccupation, consciente ou non, est de « bien paraître » pour être aimable, dans le sens d’être aimé. La tentation est grande de se réfugier dans le paraître, pour montrer une « image » de soi « lisse » et pour ne surtout rien laisser paraître, de ce qui est de l’ordre de l’intime.

 Lorsque l’on est en quête d’amour et/ou de reconnaissance, il peut y avoir un « combat » qui se livre à l’intérieur de soi, où cohabitent divers sentiments. Étant soumis à la dépendance de l’approbation de l’autre, il est important de ne pas se sentir jugé. Difficile alors de se montrer « imparfait », car sinon c’est « Se » risquer à perdre » l’estime, la confiance, l’amour de l’autre…

Pour être considérés, certains vont même jusqu'à se « nier » pour faire « bonne figure et/ou se montrer « irréprochables », ou du moins « exemplaires », et cela implique parfois de « rentrer » et/ou de refouler des émotions et ressentis. Ce manque d’affirmation nourrit une dualité en eux, entre vouloir ÊTRE et le besoin de PARAITRE.

 Lorsque nous sommes « tiraillés » entre deux désirs, celui de satisfaire le désir d’autrui et celui dicté par le cœur, il s’opère alors en soi un conflit intérieur.

 Cette liberté d’Être nous fait alors défaut. Elle est même parfois mise à rude épreuve dans nos relations, à travers lesquelles, étant prisonniers de « schèmes » du passé et du besoin de satisfaire certains désirs pour se sentir exister, nous ne sommes pas en congruence avec nous-mêmes, ni unifié et ni en accord avec soi.

Nous mettons parfois en place toute une stratégie afin d’échapper à nos peurs au lieu simplement d’y faire face. Mais ce n’est qu’en nous confrontant à elles, que nous pouvons nous apercevoir, à moins qu’il y ait un danger imminent, qu’en réalité elles ne sont qu’illusion. Nous pouvons nous en rendre compte en « ouvrant la porte » à la réalité de l’instant présent, que rien d’effrayant ne se cache derrière !

Pour enfin « s’autoriser » à être en accord avec soi, nous avons à nous « fortifier » de l’intérieur et à retrouver confiance en soi.

 « Se » fortifier de l’intérieur est une « force » qui aide à « Se » laisser aller à notre naturel et à l’assumer pleinement. Il s’agit entre autres, de se dissocier de certaines identifications, de revoir notre façon de penser en laissant tomber les masques de « façades » et d’apparat, ce « paraître » que nous mettons consciemment ou inconsciemment en place, soit par protection, ou par habitude et/ou de manière calculée pour en ressentir un certain bénéfice.

Une fois fortifié intérieurement, le choix des masques est alors fait en toute conscience, car nous savons que nous jouons un rôle pour ajuster nos comportements aux situations qui se présentent. Ces masques aident aussi à « préserver » une intimité que nous ne souhaitons pas « exhiber » à la vue de tous.

 « La confiance en soi ne remplace pas la compétence ». Olivier Lockert

 

Avez vous conscience de vos mécanismes de défense? (Geneviève Martin Boissy)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l arrive que notre mental, censure, refoule, nie, renie, refuse, désavoue ce qui est, en avons-nous toujours conscience au moment où cela se passe? Nous pouvons tout à fait être sincères à la surface et être dans le déni en profondeur, refusant de voir ce qui nous gêne, comme certaines vérités, certains amours, haines, désirs, peurs…

 

Chacun de nous se construit à travers un conditionnement et expériences qui nous impactent parfois émotionnellement. L’estime de soi peut alors être mise à mal par des attitudes, des remarques, reproches, mots blessants, dévalorisants, etc. Vexations, humiliations, dévalorisations, sont causes de colères rentrées qui peuvent à tout moment exploser sur autrui ou se retourner contre soi. Quoi qu’il en soit, ces attitudes marquent par leur emprunte «douloureuse», la personnalité de celles et ceux qui les subissent, engendrant pour chacun, des traits spécifiques de la personnalité.

C’est ainsi que les relations quelles qu'elles soient peuvent en pâtir, car nos interactions dans notre rapport aux autres, résultent de l’effet miroir qu’ils nous renvoient de nous-même. Tout un «jeu» de manifestations inconscientes s'exprime alors, en réponse à des besoins, peurs, angoisses, failles, faiblesses...

Par amour propre par exemple, des problèmes de communication et conflits relationnels peuvent persister durant toute une vie. Certaines personnes s’enferment même dans un rôle de victime faisant porter toute la responsabilité de leur mal-être, aux autres.

 

Cet extrait « Victime des autres, bourreau de soi-même » de Guy Corneau psychanalyste et écrivain, est assez éclairant sur la manière dont nous percevons les choses

Immanquablement, presque immanquablement, un moment dans la vie où ça ne va plus, mais alors plus du tout, nous sommes confrontés à une invincible défaite, à un sentiment d’échec que l’on ne peut plus vaincre en soi (…) Nous-nous croyons réellement victimes des autres, de nos parents, et de nos enfances, alors que nous sommes principalement les bourreaux inconscients de nous-mêmes. Nos besoins  et nos peurs nous tyrannisent de l’intérieur plus adroitement que n’importe qui (…) 

Notre personnalité est constituée d’un ensemble de programmations qui nous renferment en nous-mêmes, réduisent notre vitalité et sabotent nos possibilités réelles de développement.

Nous-nous lançons ensuite à la poursuite de compensations extérieures qui finissent par nous épuiser au lieu de nous satisfaire. »

 

 

Pour se développer dans les meilleures conditions, l'enfant a besoin de grandir en toute sécurité dans un environnement stable et qui lui est favorable.

 

 

Il n’a pas seulement des besoins primaires à satisfaire comme boire et manger, il a aussi et surtout besoin de se sentir aimé, reconnu, protégé, etc.. Le terme «se sentir»  est important, car c'est ainsi que tout son être intègre qu'il est vraiment aimé et protégé. L’amour sans démonstration est une chose abstraite pour l'enfant, il doit se sentir aimé pour l’éprouver!

Ainsi, ses besoins affectifs comblés, il aura le sentiment d'exister, d’être reconnu, accepté, aimé et d’avoir la confiance de son entourage.

Selon la pyramide de Maslow, il y a cinq besoins importants à satisfaire, les besoins primaires physiologiques (manger, dormir,...), les besoins de sécurité (stabilité, protection, dépendance...), les besoins sociaux (appartenance, aide, affection...), les besoins d'estime (confiance en soi, indépendance, connaissances, prestige, …) et les besoins de s'accomplir (épanouissement, créativité...)

En somme, la satisfaction de tous ses besoins, contribue à son équilibre psychique. Tout ce qu’il reçoit enfant, influence son devenir, son monde  affectif et relationnel.

Si les besoins primaires ou d’ordre relationnel et affectif ne sont pas satisfaits, des peurs peuvent s’installer durablement en lui, comme la peur de ne pas être aimé, d’être rejeté, d’être abandonné, séparé, etc., et ces peurs sont source d'anxiété et/ou d’angoisse.

Tous les manques sans exception et ressentis comme tels, qu'ils soient d’amour, de reconnaissance, de sécurité, d’autonomie, de repères, ont des conséquences. Un enfant blessé dans son intégrité psychique et morale aura des difficultés à s’aimer lui-même. D’autant plus s’il subit des violences psychiques quasi quotidiennement.

De plus, s’il a souffert de dévalorisation, cela peut engendrer chez lui un fort sentiment de honte, un manque de confiance et d’estime de soi. Conséquence de quoi, se sentant inférieurs, certains  se dévalorisent eux-mêmes ou se nient, alors que d'autres vont compenser ou combler ce complexe d’infériorité par celui de supériorité, manifesté par une attitude condescendante. Ces personnes ont tendance à vouloir être admiré et à dominer.

 

 

Les mécanismes de défense, processus psychiques d'adaptation plus ou moins conscient.

 

 

Nous sommes le fruit de nos pensées et raisonnements, mais aussi de nos actions et de nos paroles, ceux-ci étant conditionnés par notre vécu à travers lequel, des mécanismes de défense sont à l’œuvre. Ce sont des « carapaces » qui nous protègent de situations que nous « dramatisons » la plupart du temps sans en avoir conscience, mais parfois c’est en toute conscience que nous les mettons en place.

 

Nous le voyons à travers les animaux qui, pour se prémunir d'une nature hostile, utilisent des moyens de défense qui diffèrent selon les espèces (crocs, griffes, dards, écailles, cornes, venin, carapaces...  Comme eux, nous aussi avons besoin de protection pour ce que nous considérons comme nous étant problématique (danger, tensions, conflits, une réalité ou autrui), ou pour ce qui nous parait menaçants, stressants. C’est alors qu’un processus de défense s’active dans le but de créer « une barrière sécurisante », comme la résistance, le déni, l'évitement, la mise à distance, la projection, le jugement, le rejet, l’agression, etc.

 

Ces mécanismes de défense sont déclenchés de manière automatique pour éviter ces situations de stress susceptibles de mettre en danger l'intégrité morale de l'individu, face à ce qui est perçu comme étant des agressions venant de l'extérieur, ou pour faire face à des exigences sociales.

Ces processus mentaux sont de deux natures, automatiques, ceux qui s’activent en dehors de la volonté, ou bien volontaires, qui sont des stratégies d'adaptation en réponse à une problématique interne et/ou externe. C’est ce qui, selon l’histoire personnelle de chacun, « pousse » à être de nature désagréable, agressif, ou à afficher une certaine arrogance, à faire preuve de susceptibilité, d'irritabilité, à ne pas supporter d’être contrarié, à être colérique, à jouer les moralisateurs, à être « mendiant» de l'amour, etc.  De même, certaines personnes sont peu enclines à la gentillesse, à la tolérance, à s’ouvrir aux autres, à se montrer aimantes, à s’entendre avec les autres, d’autres ont une difficulté à faire face à un conflit, à s’affirmer, etc. 

 

 

S’ils sont censés nous protéger, les mécanismes de défense peuvent nous nuire.

 

 

Certes, ces stratagèmes de défense du moi protégent de pulsions et des affects liés à ces pulsions, mais s’ils semblent nous sécuriser, nous demeurons néanmoins sujets à des conflits internes et/ou externe, et donc aussi à la souffrance.

En effet, nos mécanismes de défense influencent notre communication, nos actions, renforcent nos peurs et nous privent de liberté d’être. De fait, par leur pouvoir manipulateur, ils ont une influence sur notre relation aux autres. Cela peut avoir pour conséquences, de nous isoler des autres, de « briser » des relations, d’être un obstacle à la démonstration d’amour, etc., et ce parfois toute une vie.

Par ailleurs, si, cette protection de l’estime de soi fragilisée met un voile sur les blessures narcissiques, elle empêche les prises de conscience qui ouvrent la voie de la guérison. Car si les mécanismes de défense jouent un rôle important dans la préservation du « Moi » contribuant à ce que nous gardions un certain « équilibre », néanmoins, ils ne favorisent pas un éveil sur soi et l’épanouissement personnel. Puisqu’ils ont pour effet de parasiter notre perception  de la réalité de soi et des autres, ce qui ne facilite pas les remises en question qui peuvent permettre d’œuvrer pour le changement.

Il faut bien prendre conscience que si, dès la moindre situation « souffrante » nous nous laissons dominer par des émotions, la réalité passant par le filtre émotionnel, est « déformée. Il est alors difficile de s’abstraire du ressenti que les émotions engendrent, puisqu’il est notre vérité sur les faits.  Par ailleurs, sous l’emprise émotionnelle, nous avons tendance à sur/réagir. Cette attitude de défense du « Moi » est préjudiciable, car elle peut nuire à toutes relations qu’elles soient affectives ou autres.

 

Christophe André écrit dans son livre « l’estime de soi » :

« C'est un troc inconscient au cours duquel les sujets sacrifient leur développement personnel contre un sentiment factice de sécurité. » 

 

 

Le risque qu’engendre toute peur, reste bien présent dans la mémoire.

 

 

Derrière une peur, il y a un risque ! Dès lors que nous sommes sous l’emprise de nos peurs, par protection et ce de manière plus ou moins involontaire, des mécanismes de défense se mettent en place de manière défensive et c'est à travers notre monde émotionnel, prisme de nos émotions, que nous réagissons. Dans ces moments là, étant privé de tout discernement, aucune analyse objective de la situation n'est possible, tout est alors jugé et mal interprété.

De plus, il est extrêmement difficile d’oser s’affirmer et de l’assumer, car cette influence, « prive» de liberté d’être et d’agir. Par exemple, il peut y avoir une difficulté à s'engager durablement dans une relation et ce, contrairement à l’aspiration profonde de fonder une famille. C’est pourquoi, par peur d’être un jour abandonné, certaines personnes mettent un terme à toute relation.  Le recours à ce mécanisme de défense est employé pour éviter d’être confronté à des situations d’abandon ou de séparation.

De même si la personne dont la crainte est d'être rejeté, se jugeant indigne d’être aimée et pour se prémunir contre toute déception, peut avoir recours au retrait, qui est une conduite d’éloignement. Mais elle peut aussi inconsciemment, agir à l'encontre de son désir d’être acceptée, en  attirant à elle des situations de rejet.

Parmi les systèmes de défense, d’autres, vont vouloir se faire remarquer, être conforme à ce que l’on attend d’eux, satisfaire les demandes d’autrui au détriment de leurs propres désirs, avoir tendance à se replier sur eux-même, réagir de manière agressive, faire preuve de jalousie, se rendre dépendant de personnes et/ou de groupes, vouloir « briller» aux yeux des autres, être fusionnel, dépendant affectif, perdre tous ces moyens  face à l’autorité, utiliser le masque de l’humour, …

 

 

Il y a grand de nombreux mécanismes de défense,  en voici quelques exemples.

 

 

Le refoulement

C’est un mécanisme inconscient, par lequel, ce qui est refoulé, ne parvient pas à la conscience. Cette stratégie se met en place, quand des désirs et pulsions ne sont pas acceptés par la conscience (lorsqu’il y a conflit entre satisfaction et interdit), comme par exemple, une homosexualité non assumée.

 

Le déni de réalité

Nous pouvons être atteints de déni, si la réalité est susceptible de nous angoisser ou nous est intolérable. Ce refus mental s’exprime au travers de surdité ou aveuglement psychologique. C’est une invalidation inconsciente d’informations qui sont dérangeantes. Ce désir inconscient de ne pas savoir, permet de rendre une réalité acceptable sans risquer un effondrement des valeurs, familial ou personnel.

Mais, si dans un premier temps l’ignorance protège, ce qui est nié nous soumet. Puisque ce qui n’est pas compris et accepté aura tendance à se représenter.

 

« Ce que vous refusez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme. » - C.G.Jung -

 

La projection

Tout le monde est concerné par ce mécanisme, car plus ou moins inconsciemment, il peut nous arriver de projeter sur autrui nos propres désirs et sentiments. Nous pouvons en prendre conscience, à travers le miroir que l’autre nous renvoie de nous-même.

 

La compensation

Par ce processus, l’estime de soi est renforcée. Si par exemple on se sent inférieur dans un domaine particulier, pour palier à cette dévalorisation de soi, on peut avoir tendance à surinvestir un autre domaine. Cette valorisation vient en compensation au sentiment d’infériorité.

 

L’évitement 

L’évitement est une stratégie mise en place afin d’éviter de se confronter à ce qui génère des anxiétés ou angoisses comme la phobie sociale, des transports, de l’ascenseur, … La vie est alors parfois organisée pour s’en protéger.

Le comportement d’évitement ne concerne pas seulement les phobies, elle concerne aussi ces peurs, comme d’appréhender, de téléphoner, d’être en retard à un rendez-vous, de prendre la parole…

 

 

Pour vivre heureux et en harmonie avec les autres, il faut savoir mettre son ego de côté.

 

 

Sans remise en question du système de penser/pensées, l’ego règne en maître.  Et tant que nous ne prenons pas conscience de nos mécanismes de défense, nous sommes sous leur domination.

« Ce que vous refusez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme. » - C.G.Jung -

 

L’ego, est une entrave à la liberté d'être et à l'amour. A travers lui, nous agissons de manière plus ou moins égoïste sans se soucier des conséquences.

C’est pourquoi, sous la domination de leur ego, certaines personnes préfèrent se fâcher avec des proches ou mettre un terme à une relation, plutôt que de prendre leur part de responsabilité dans ce qui leurs arrivent et ce, quitte à en souffrir. Évidemment pour elles, se sentant victimes, il n’est pas question de se rabaisser. C’est l’autre qui a tort et elles, raison! Pour cacher une « vulnérabilité », le recours à la mauvaise foi est parfois de mise.

 

Avec un peu de volonté, il est possible de prendre du recul sur ce qui nous arrive de manière à nous dissocier d’émotions perturbatrices. Ce qui nous permet d'accepter notre part de responsabilité et de prendre conscience que l’autre est source de connaissance de soi grâce à ce qu’il nous renvoie de lui et de nous même. Cette prise de conscience nous aide aussi à lâcher-prise et à ne plus être affecté par le comportement des autres.

 

Pour finir, voici  une réflexion de Yogi Bhajan: « Si vous avez la volonté de regarder le comportement des autres envers vous comme une réflexion de l’état de leur relation avec eux-mêmes plutôt que d’une déclaration sur votre valeur en tant que personne alors après une période de temps vous cesserez de réagir du tout.»

 

 

 
 

 

 

 

Attention à ne pas passer à coté de l'essentiel (bruno Leroy)

 

Les trésors de l’âme

L’histoire raconte la légende d’une femme pauvre avec un garçonnet dans les bras, qui, passant devant une caverne, entendit une voix mystérieuse venant de l’extérieur et qui lui disait:

« Entre et prends tout ce que tu désires, mais n’oublie pas le principal.»

«Souviens-toi d’une chose: Après que tu sois sortie, la porte se refermera à tout jamais. Profite de l’opportunité, mais n’oublie pas le principal. »

La femme entra dans la caverne et trouva beaucoup de richesses. Fascinée par l’or et les bijoux, elle déposa l’enfant par terre et commença à amasser, anxieusement, tout ce qu’elle pouvait dans son tablier.

La voix mystérieuse lui rappela: « Tu as seulement huit minutes. ».

Les huit minutes épuisées, la femme chargée d’or et de pierres précieuses, courut hors de la caverne et la porte se referma. Elle se rappela alors, que le garçonnet était resté à l’intérieur, mais la porte était fermée à tout jamais.

La richesse dure peu mais le désespoir, toujours! La même chose parfois, nous arrive. Nous avons quelques 80 ans pour vivre en ce monde et toujours une voix nous rappelle : « De ne pas oublier le principal »!

Le principal, c’est les valeurs spirituelles, la foi, la vigilance, la famille, les amis, la vie. Mais l’appât du gain, la richesse, les plaisirs matériels nous fascinent tellement, que le principal reste toujours de côté…

Ainsi, nous épuisons notre temps ici-bas, et nous lissons de côté l’essentiel:

Les trésors de l’âme. Nous ne devons jamais oublier que la vie, en ce monde, passe rapidement et que la mort arrive de façon inattendue. Lorsque la porte de cette vie se refermera pour nous, les lamentations ne serviront à rien.

 

Ecouter : l ’art de se mettre en veilleuse (Jacques Salomé)

Ecouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un. D’une certaine façon, c’est lui dire : « Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là. Je suis disponible à ta présence. Je me sens touché par ce que tu es, parce que tu dis. »

Ecouter, c’est commencer par se taire. Avez-vous remarqué combien de tentatives d’échange ou de pseudo-dialogues sont remplis d’expressions du genre : « Ah oui, c’est comme moi ! » ou « Moi aussi, j’ai eu affaire à telle situation. » Cette pseudo-compréhension, qui s’approprie le dit de l’autre pour mieux le phagocyter, n’est qu’une occasion pour parler de soi, pour s’emparer du discours de l’autre et développer le sien.

Ecouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser rejoindre et peut-être transformer par l’autre. C’est accepter qu’autrui entre dans notre intimité et mette en veilleuse nos pensées, nos ressentis, comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, s’asseyant dans notre fauteuil et prenant ses aises, en sollicitant notre attention pour lui seul.

Ecouter, c’est accepter. C’est laisser tomber ce qui nous occupe pour donner son temps à l’autre. L’écoute ouverte est semblable à une promenade avec un ami. On marche à son pas, proche mais sans gêner, on se laisse conduire par lui, on s’arrête à sa discrétion, on repart avec lui, on est là pour lui. Cela s’appelle cheminer en compagnie.

Ecouter, ce n’est pas chercher à répondre à celui qui se cherche, se dit ou résonne devant nous. Il convient surtout de lui permettre de s’entendre, de se reconnaître, de se retrouver dans les errances ou le labyrinthe de ses pensées. C’est refuser de penser à sa place, de donner des conseils, et même de vouloir comprendre. C’est simplement entendre.

Ecouter, c’est accueillir l’autre, le reconnaître tel qu’il se définit, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. Bien sûr, il y a différents niveaux d’écoute. L’écoute active sera celle qui permet à celui qui parle d’entendre ce qu’il dit. L’écoute miroir, la plus rare et donc la plus recherchée, sera inconditionnelle ; elle permet de vider les trop-pleins d’amertume et de regrets. L’écoute résonance sera celle qui amplifie le dit de l’autre en restant ouvert et positif à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à celui qui s’exprime le temps et l’espace de trouver sa voie.
Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à se positionner silencieusement dans ce léger décalage entre ce qui est dit et ce qui est entendu.

Etre attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son chemin pour s’en libérer ou continuer à la porter.
Apprendre à écouter dans cette liberté d’être, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos détresses, en retrouvant la part d’universel dans l’unicité de chacun.

Ecouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence bienveillante. C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, dans notre corps, dans nos émotions. C’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie ardente. C’est devenir un poète de l’« humanitude », qui sent le cœur et voit l’âme des choses. « A celui qui sait écouter est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure du vivant. »


 

Jacques Salomé est psychosociologue. 
Il est notamment l'auteur de  Le courage d'être soi (Pocket) et de Vivre avec les autres (Ed. de l'Homme)

Comment se remettre d'une rupture ?

Une rupture amoureuse est une petite mort très douloureuse à vivre. Mais on peut en guérir à condition de suivre les étapes de ce deuil pour s'ouvrir à nouveau à la vie et à l'amour. Conseils et témoignages.

 
"Notre coeur se brise. Nos efforts, qu'ils soient sains ou non, ont échoué. Nous sommes rabaissés, rejetés après avoir donné le meilleur de nous-mêmes. La personne que nous aimons le plus au monde nous refuse son amour ; c'est un drame". 

Ainsi Marcel Bernier et Marie-Hélène Sicard décrivent-ils le choc de la séparation dans un livre récent "La rupture amoureuse" (éd. Eyrolles, 2017). Il faut dire que ces deux psychologues cliniciens ont souvent aidé des blessés de l'amour à soigner leur plaie. 

Ils confirment en tout cas l'intensité des émotions que l'on peut ressentir : larmes, tristesse, colère, incompréhension, soulagement, regret, révolte, jalousie, abattement... Dans les heures, les jours qui suivent une rupture, nos coeurs passent par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. 
Que faire, que dire, comment revivre demandent les plus jeunes qui voient pour la première s'éteindre une histoire d'amour ?
 

Laisser couler ses larmes, reconnaïtre sa peine

Cliquez sur l'image pour aller à la librairie.
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La première étape est toute naturelle : il est bon de laisser jaillir ses larmes, de ne pas garder en soi ce flot tumultueux, de mettre des mots sur sa souffrance et de la reconnaître

Souvent, expliquent Marcel Bernier et Marie-Hélène Sicard dans leur livre, on peut être tenté de nier la douleur pour se protéger. De fuir dans le travail, l'alcool, la drogue. Mais la douleur rejaillira quand même et vous risquez de vous faire encore plus mal. 

Il est vrai que la souffrance n'est pas très tendance. Souvent, votre entourage aussi s'évertue à nier votre chagrin à coup de paroles maladroites : "Ne te mets pas dans des états pareils, il n'en valait pas la peine", "Sors, change-toi les idées"... 
Et pourtant : "Au coeur de la peine d'amour, la reconnaissance de la douleur est un passage essentiel pour arriver à faire son deuil", expliquent les psychologues. Les larmes sont salvatrices, alors pleurez et n'ayez pas peur de dire et d'exprimer votre chagrin !
 

Exprimez toute vos émotions, confiez-vous


En même temps, ne vous enfermez pas dans votre tour d'ivoire. Vous exprimerez d'autant mieux vos émotions que vous pourrez les partager à quelqu'un
Tâchez de trouver une oreille amicale et discrète ou sinon, rejoignez un forum de discussion, ou appelez un fil d'écoute anonyme comme par exemple SOS Amitié... On le sait moins mais les conseiller(e)s conjugaux et familiaux peuvent aussi recevoir des jeunes et des célibataires. Si vous êtes très mal et que cela dure, n'hésitez pas non plus à consulter un psychologue... 

Le fait de parler à quelqu'un permet peu à peu de s'apaiser. La tristesse est toujours là, mais elle est moins vive et risque moins de vous étouffer. 
 

Stop aux souvenirs qui repassent en boucle !

Parler à quelqu'un aide aussi à ne pas ressasser indéfiniment les mêmes questions : "je ne savais pas la raison pour laquelle il me quittait, il ne me reprochait rien, je me posais tellement de questions mais pas de réponses". 

Pour ne pas vous repasser en boucle ces mêmes questions, pour échapper à la torture des souvenirs, essayez de changer un peu vos habitudes : si vous le pouvez, éliminez les objets qui vous font penser à votre ex, ne revenez pas dans les lieux où vous avez vécu des choses ensemble, changez de loisir, de lieu de détente, de décor, de groupe d'amis...
 

 

Point de vigilance 

Cependant, évitez de prendre des décisions trop importantes et de faire des choix irrémédiables tant que vous êtes sous le coup des émotions. Ce n'est pas dans la tempête que l'on peut faire le point tranquillement. 

Ne changez pas de job, de filière d'études, ne partez pas en voyage à l'autre bout du monde de façon impulsive, mais poursuivez le cours de votre vie et laissez s'apaiser peu à peu le tumulte de votre coeur. Vous pourrez ensuite vous ouvrir à de nouveaux chemins.
 

C'est fini : ne cherchez plus à reconquérir votre ex...

Comment se remettre d'une rupture ?
L'une des premières étapes de la guérison est donc d'admettre la rupture... et par conséquent de renoncer à recoller les morceaux de la relation. La nostalgie des bons moments vécus ensemble mêlée à l'espoir de le ou de la reconquérir vous garde dans le trouble. Vous regardez sans cesse en arrière, ce qui ne vous aide pas avancer. Si vous avez été quitté(e), il faut aussi accepter ce grand sentiment de perte de contrôle, voire d'injustice que vous ressentez. 

"Le réalisme est la première étape à franchir, explique Isabelle Nicolas, conseillère conjugale. C'est dans cette phase que l'on fait son deuil du couple que l'on a formé. Il faut y renoncer, accepter de changer de statut pour revenir au concret, à la réalité". 

Acceptez donc de vous retrouver seul(e), encore célibataire et sans amoureux(se). C'est bien sûr un peu dur mais cela vous redonne aussi une liberté qu'il faut savoir goûter. Parfois d'ailleurs, c'est le manque de liberté qui a provoqué la rupture : "Elle m'étouffait, je n'étais pas mûr pour une vie de couple, je voulais profiter de ma vie d'étudiant célibataire", reconnaît Johann. 

Et d'ailleurs, votre couple, votre chéri(e) était-il si extraordinaire ? Le retour au réel est aussi l'occasion de prendre du recul. Ne l'avez-vous pas un peu idéalisé ? "Beaucoup de jeunes pensent qu'il(elle) était romantique, amoureux(se) mais sans aucune véritable preuve de leur partenaire, les mots n'ayant jamais été dits ouvertement", explique Isabelle Nicolas. C'est le moment de porter un regard plus objectif sur celui que vous avez aimé et la relation que vous avez eue. Vous arriverez ainsi plus facilement à vous dire que c'est bien fini.
 

Apprendre à mieux se connaître, gagner en maturité affective

La rupture est une blessure affective qui peut parfois réveiller chez certains des blessures d'enfance et des craintes anciennes. 

"Les personnes qui ont souffert (dans leur enfance) du sentiment d'abandon sont les plus affectées par les ruptures", expliquent Marcel Bernier et Marie-Hélène Simard. Ceux qui ont été moqués ou humiliés et manquent de confiance en eux peuvent aussi se sentir très dévalués par la rupture ou l'abandon. 

Si les séparations se répètent et que vous souffrez beaucoup, c'est l'occasion de réfléchir à vos fragilités, peut-être avec l'aide d'un psychologue. Au passage, certains comprennent aussi mieux leur responsabilité dans la rupture. Vous pouvez alors tirer du positif de votre expérience amoureuse "ratée" : apprendre à mieux vous connaître, comprendre ce que vous attendez de l'amour, ce qui fonctionne et ce qu'il vous faut changer. 

Au final, vous pouvez en sortir plus mûr(e) et mieux armé pour réussir une autre histoire d'amour !
 

Rédécouvrir les joies de l'amitié


Puis vient le temps de cicatriser, de s'ouvrir à nouveau à la vie. On peut ainsi redécouvrir les joies de l'amitié : prendre du temps pour soi, pour ses amis. Damien, 20 ans, confie "que c'est le meilleur moyen de passer à autre chose. Je sors avec mes copains, on se fait des virées entre mecs dans des bars ou des restaurants, parfois il nous arrive même de faire du sport". 

"Il est important d'être entouré, confirme Isabelle Nicolas. C'est un processus qui permet de se rendre compte que l'on peut encore s'amuser. Cela permet de retrouver une motivation parfois perdue". 

Mais les amis ne permettent pas seulement de s'amuser ou de se distraire. L'amitié, si elle est authentique et profonde, est aussi un vrai lieu de relation, de confiance, de complicité, d'échange et d'affection. Avoir des projets (voyage, action) avec de vrais amis vous permet ainsi de vous reconstruire prudemment, avant de vous relancer dans une nouvelle relation amoureuse. En amitié, vous réapprenez à donner et à recevoir, à discuter, à vous confier, à accepter les autres comme ils sont et même, à être fidèle.
 

Repartir de l'avant pour retrouver confiance en soi

Comment se remettre d'une rupture ?
"Une autre étape essentielle, explique Isabelle Nicolas, est de retrouver l'estime de soi. Fixez-vous un objectif nouveau à atteindre. Cela peut concerner vos études comme un sport. Une activité qui vous prouve que vous pouvez très facilement réussir sans elle (lui)". 

Et pourquoi ce challenge ? Tout simplement parce que la blessure affective peut avoir atteint l'image que vous avez de vous-même et votre capital confiance. "Je suis nulle", "je ne suis pas assez bien pour être aimé", "je n'arriverai jamais à intéresser quelqu'un", etc. 

Pour chasser ces idées noires, plutôt que de vous jeter dans les bras du ou de la première venue, trouvez une activité qui vous aide à aller de l'avant, et qui montre que vous regorgez de qualités encore inexploitées. Caroline, 21 ans, a tout changé de son mode de vie : "J'ai eu une rupture assez difficile avec un garçon avec lequel je suis restée un an. Lorsque ça c'est terminé, je me suis rendu compte que ma vie actuelle ne me plaisait pas. J'ai quitté la fac et j'ai travaillé les concours pour intégrer Science Po. J'étais super fière de moi lorsque j'ai vu que j'étais prise. Je n'ai aucun regret". 

"Elle a coupé les ponts du jour au lendemain et ne m'avait plus donné de nouvelles depuis 4 mois, témoigne Philippe. Pendant tout ce temps j'espérais recevoir une réponse... et puis finalement, je me suis rendu compte que ça me faisait beaucoup plus de bien de ne plus rien savoir d'elle. ça m'a permis d'avancer, je me suis impliqué dans mon boulot, dans d'autres activités (sport, guitare, sortie) et j'ai même repris un peu mes études de maths"...
 

 

Les erreurs à éviter 

Se recaser à tout prix : une "relation Kleenex" ne vous apportera rien d'autre qu'une baisse de l'estime de vous-même. Au contraire, "apprenez à vous respecter et à vous faire respecter", dit Isabelle Nicolas. Profitez de ce temps de "célibat" pour réfléchir à ce que vous attendez de l'amour et de la vie. 

Idéaliser la personne qui vous a quitté, en pensant qu'en continuant à l'aimer, elle reviendra vers nous. Chose qui, dans la plupart des cas, ne marche pas et qui fait encore plus souffrir. 

Vouloir se venger. Généralement cela nous retombe sur le bout du nez, car la vengeance nous garde tourné vers le passé, ce qui avive la blessure au lieu de la guérir. 

Essayez de la (le) rendre jaloux. Si la personne vous a quitté, ça n'a aucune efficacité. Et là encore, cela vous empêche de tourner la page et d'aller de l'avant. Vous savez à présent ce qu'il vous reste à faire pour vous sortir de ce passage douloureux. (Lisez Pourquoi est-on jaloux ? ) 

 
 

Un amour sans rupture, c'est possible ?

La rupture guérie, vous êtes prêt pour une nouvelle aventure. C'est alors peut-être le moment d'analyser le chemin parcouru et de tirer parti des erreurs passées. Le moment surtout de réfléchir à votre projet de vie. 

"Pour bâtir un couple durable, le sentiment amoureux, même très fort, ne peut suffire, explique Isabelle Nicolas. Il faut bâtir un projet en commun et s'engager ensemble à le réaliser"... 

Alors, que voulez-vous vivre ? Et que ne voulez-vous plus revivre ? Si vous le savez, alors votre rupture pourrait bien vous avoir appris à mieux vous connaître. Un grand pas pour bâtir un projet de couple qui dure.